Soirée d'Appartement au Château de Vaux-Le-Vicomte
le 22 mars 2012 

 

 

L’art de poser la Mouche

L’usage des mouches (petite pièce de taffetas ou de velours noir que l’on colle sur le visage), dans la noblesse des  XVIIème et XVIIIème siècles constitue un phénomène de mode inséparable de la toilette. Il devient très vite un véritable langage qui permet de montrer ses sentiments ou ses intentions selon une codification très précise.

Quelques auteurs  en parlent :

François Gayot de Pitaval nous dit :

"L'art de mettre des mouches a ses règles : une des principales lois est de ne point mettre des mouches sur ces petits creux, ces agréables fossettes où les poètes ont imaginé que résidaient l'amour et les grâces. La mouche qu'on met au coin de l'oeil s'appelle la passionnée, elle relève bien l'éclat d'un bel oeil ; celle qu'on met au milieu du front donne un grand air, elle s'appelle la majestueuse...."

«  La mouche à la tempe appliquée,
L’ombrageant d’un peu de noirceur,
Donnait du lustre à sa blancheur. »   
Aubry, Les lois de la Galanterie.

«  Je mis à ma femme douze ou quinze mouches ; on en saurait trop mettre pourvu qu’elles soient petites. »               
  L’Abbé de Choisy, Mémoires.

«  On voit quelquefois sur un visage une quantité prodigieuse de mouches, et elles disparaissent toutes le lendemain. »      
   Montesquieu, Lettres persanes

Nous proposons de faire découvrir aux invités ce précieux langage et nous incitons les dames qui le désirent, à porter une mouche pour la soirée.

 
  

 

L’usage de l’éventail

Si son usage est extrêmement ancien et paraît être originaire d’Orient, c’est par Catherine de Médicis qu’il apparaît en France. Sous Louis XIII et Anne d’Autriche, il fait partie intégrante de la parure des dames.
C’est justement en Espagne, au XVIIème siècle que le langage amoureux de l’éventail est créé afin d’échapper à l’indiscrétion de la sainte inquisition.

"Le haut de l’éventail posé sur le menton : je vous aime."

"L’éventail plié, pointé dans la direction de quelqu’un : m’aimez-vous ?"

Comme pour les mouches, nous proposons aux invités de découvrir ce langage galant par une petite démonstration suivie d’explications qui captiveront l’attention des messieurs plus particulièrement.

 
  

 

Le langage poétique et précieux des fleurs

C’est en 1634, que le duc de Montausier follement épris de Julie d’Angennes, fille de la marquise de Rambouillet, offrit à sa bien aimée, la célèbre Guirlande de Julie, ensemble de poèmes et de madrigaux composés pour elle, en  la comparant à toute sorte de fleurs.

 

 

Découvrons ensemble ce précieux langage poétique des fleurs, autours de reproductions  de planches d’époque que nous vous ferons choisir.

 

Les comédiens de la Compagnie Fêtes Baroques vous invitent au théâtre :

Ils pourront mettre en scène :

 Le Madrigal de la Marquise de Sévigné (lettre du 1er décembre 1664).

 

Des Fables de La Fontaine

Des extraits de scènes du répertoire de théâtre des XVIIème et XVIIIème siècles.
Molière, Marivaux, Crébillon fils, théâtre de foire, Voltaire, Chamfort etc…

 

 
  

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